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Chez Ninon de Lenclos
« Chez Ninon de Lenclos »

pièce de théâtre de Martine Amsili

éditée aux
Éditions de la Librairie Théâtrale
3 rue Marivaux 75002 Paris

Création Costumes & Décors : Lisbeth Buonanno

Résumé de la pièce
Note de l'auteur
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Lisbeth Buonanno
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Résumé de la Pièce
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La scène se passe en 1671 dans le salon de la plus grande courtisane du XVIIème siècle : NINON DE LENCLOS.

Ce jour ne ressemble à aucun autre et rassemble uniquement ce qu'il y a de plus féminin, de plus lettré, de plus célèbre. Ninon de Lenclos a choisi la grande éloquence de cinq femmes. Toutes ces élégantes forment à elles seules : l'Esprit Féminin Français du XVIIème siècle. Ninon de Lenclos leur a mandé de venir ce jour mais refusera de recevoir tour à tour devant les yeux décontenancés de ses convives tous les hommes qui viendront se présenter à sa porte et qu'elle éconduira en donnant des ordres à Louison sa chambrière. Madame de Sévigné, madame de La Fayette, madame Scarron, Mademoiselle de Scudéry et madame de La Sablière ne comprennent pas l'attitude de leur amie qui prend un malin plaisir à susciter leur curiosité et tarde à révéler la raison de sa conduite, la suite des événements.

Ninon de Lenclos a imaginé pour ses convives, un jeu curieux et amusant qui n'a pas tout de suite l'approbation de tout le monde : Ce jeu consiste à révéler le nom d'un galant homme, à confier un secret d'alcôve, à narrer un petit " caprice ", une passion cachée dans laquelle ces femmes se sont jetées éperdument. Cet amour est bien sûr ignoré de la cour et de leur entourage. Bientôt, toutes s'y prêteront peu à peu selon leur caractère, certaines avec réticence et émotion, d'autres avec humour, chacune d'entre elles prendra la parole grâce à un tirage au sort concocté par la Meneuse de jeu.

La fin de l'histoire complètement sortie de mon imaginaire mais qui aurait pu se trouver réelle révèle une situation fort cocasse.
Note de l'auteur
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Pour la plupart des biographes Ninon de Lenclos est peinte telle une femme de mauvaise vie ! Le lecteur moyen qui ne s'est pas aventuré au-delà du dictionnaire la considérera de la même manière. Un auteur dramatique ne pouvait pas tomber dans cette vérité simpliste !

Ces idées reçues n'ont pas retenu toute mon attention, ces poncifs ne m'ont d'aucune sorte convaincue ! Je n'ai pas voulu entrer dans cette "logique" des choses ? les clichés appauvrissent un théâtre qui se doit avant tout d'être original, recherché, exploré, déroutant. Pour cela, Il m'a fallu pénétrer par une autre porte afin de découvrir une facette de la personnalité de cette élégante. Pour faire valoir d'autres mérites, il m'a semblé naturel d'aller chercher ailleurs, d'exploiter des vérités intemporelles. Certes Ninon de Lenclos fut la plus grande courtisane du XVII ème siècle mais son histoire dépasse de beaucoup son inconstance en amour. Elle ne fut pas une femme ordinaire, nullement vénale, sa personnalité rimait avec probité. Ses pensées spirituelles, son entendement philosophique sur la vie et l'amour sont hors du commun. Sa fidélité en amitié est unique, secourant ses amis de crédits et d'écus, gardant des sommes d'argent et des secrets qu'on lui confiait.

Voilà la véritable réputation de Ninon ! Son discours prend incontestablement le pas sur sa conduite sexuelle. Afin de se perdre dans le raffinement de la sensualité, elle excella dans l'art de se faire aimer. Il lui fallait aimer avant que de naître à cette émotion, désirer avant que d'entreprendre tant de sensations. La petite mort ne fut pas une fin en elle mais bien l'aboutissement à une véritable séduction. J'ai voulu présenter une Ninon qui fait de l'amour une science, perce les secrets et les ouvre à tous les échanges. J'ai aimé cette âme abondante, j'ai analysé ses émotions intelligibles, ce self-contrôle qui dénote tout, un pouvoir ultime et magique. J'ai vu une volupté immaculée, je n'ai rien vu d'infâme, toutes ignominies de la part de certains me dérangent et m'exaspèrent. Que pouvait donc faire un cœur battant à tout rompre poursuivi par un corps de ses assiduités ? Cette élégante ne devait sa vertu à personne ! Sa liberté fait jaser, son esprit l'élève au-dessus de tout, tout le monde la respecte, sa légende est éternelle. Saint-Simon parle de réputation et de considération singulière. J'ai choisi une Ninon de Lenclos quinquagénaire et philosophe amoureuse de l'amour et des hommes. Je l'ai choisie à l'automne de sa vie, au 36 rue des Tournelles où tout le monde se pressait pour la voir et l'écouter.

Louis XIV l'admirait, il recevait des échos de tous ceux qui sortaient de son salon. Il aimait à dire : " Comment se porte sa Majesté du Marais ". A travers les grandes qualités d'une femme singulière et les jolis défauts d'une grande demoiselle, j'ai voulu rendre hommage à tous les hommes en imaginant un moment de conversation ludique entre femmes. Ce petit jeu n'est pas innocent : Ninon est libre de ses conquêtes et fait l'amour sans s'en cacher. Toutes ces femmes vivent dans le remord d'avoir aimé.

Cette histoire est une véritable création mais tant mieux si quelques-uns se sont reconnus. Ce récit est la profonde conviction que je porte en moi sur la vie, l'amour et le théâtre. La nécessité de rendre vivant par les mots le reflet de personnes exceptionnelles qui ont traversé notre histoire, me fascinant tellement par leur esprit vivace et leurs écrits vivants. À aucun moment, vous les hommes au masculin n'êtes trahis, dévalorisés, critiqués, bien au contraire, prenez ici l'offrande que ces amoureuses vous tendent et recevez un premier hommage car vous êtes la certitude que la vie sans vous n'est rien sans vos regards et vos élans de générosité.

Alors puisque vous représentez mes plus belles émotions dans mes plus voyages, je vous aime, parce que vos faiblesses vous perdent, je vous estime. À travers vous, dans vos yeux, nous avons toutes existé. Et puis quand vous vous envolez là où le vent souffle doucement, il faut être de marbre pour ne pas vous rattraper. Toutes les femmes qui n'ont pas appris à voler, mais à s'épancher tendrement dans vos bras devraient croiser votre chemin et vous ouvrir leur destinée.
Lisbeth Buonanno
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Dès son plus jeune âge Lisbeth Buonanno eut la passion des étoffes, des matières, des couleurs.

Elève de Malcolm de Chazal, peintre et "écrivain de l'Ile Maurice " elle suivit pendant des années son enseignement spirituel et artistique. Elle s'imprègne de cette atmosphère et subit l'influence de sa mère modéliste chez Dior. Cette éducation artistique ancrée en elle pense être détournée pour un temps de ses objectifs, il n'en est rien. Lisbeth obtient une bourse d'études pour la République Populaire de Chine, en Economie Politique. Elle s'immerge au fin fond de celle-ci pour mieux se rapprocher de ce qu'elle aime passionnément : les tissus et les couleurs.
Elle monte son premier atelier royaume des broderies et des soieries. Sur son chemin, une rencontre avec un responsable de chez Yves-Saint-Laurent la conforte dans ce qu'elle veut entreprendre : la création de modèles sous toutes ses formes.Hanaë-Mori la remarque, s'intéresse à son coup de crayon, à la magie de ses couleurs et l'engage en tant que styliste Haute Couture dans son studio Avenue Montaigne.

Puis c'est le monde du spectacle qui fait appel à elle, son enthousiasme, sa passion la révèlent à l'Opéra Lyrique de Singapour avec des créations pour les productions comme : La Traviata, Carmen, Die Fledermaus. Elle personnellement félicité par le Ministre de la Culture pour son travail. Elle est engagée par des compagnie théâtrales et de danse pour : the Sneeze et dans la comédie musicale d'Aladin…

Cartier et la Société Générale tombent sous le charme de sa collection et la sponsorisent pour une exposition de ses créations. Sélectionnée également, par la Mairie de Paris, ses models seront exposés conjointement avec la rétrospective de Worth à Dior, lors de l'évènement réunissant les Nouveaux Créateurs Français : The French Fashion Furor 2000, à Singapour. De retour en France, elle est engagée à Opéra-Bastille comme Responsable de spectacle pour les productions : Don Giovanni, Lucia di Lammermoor.

Martine Amsili la rencontre, une confiance s'installe. Elle lui demande de réaliser les costumes du XVIIème siècle pour sa pièce de théâtre intitulée : Chez Ninon de Lenclos. De nombreux partenaires Editeurs et Créateurs de tissus, séduits par ses maquettes, s'associent au projet : Rubelli, Edmond Petit, Verel de Belval, Solstiss, Houles, Veraseta, Pierre Frey, Lelièvre, Dmc…pour n'en citer que quelques uns.

Remarquée par la Chambre Régionale de Métiers d'Art et Création, Lisbeth sera invitée à présenter au Carrousel du Louvre en décembre 2004 ses costumes. Elle sera personnellement félicitée par le Président de la Région Ile-de-France qui lui a accordé son soutien.

voir le site Web de Lisbeth Buonanno :
http://www.lisbethbuonanno.fr/